Patrimoine

L’église Saint Pierre et l’ossuaire sont inscrits sur le circuit des enclos paroissiaux. Une imagination prodigieuse, un réel savoir faire, et une rivalité permanente entre les paroisses ont donné à chaque enclos un éclat particulier..

Eglise Saint Pierre

Un premier lieu de culte a été construit vraisemblablement vers l’an 1200, au bourg de Pleyber-Christ qui appartenait anciennement à une grande paroisse primitive englobant Saint Martin des Champs, Sainte Sève et le Morlaix rive gauche.
C’est aux 16ème et 18ème siècles, à l’époque de la prospérité toilière que l’église a été agrandie et embellie. L’ensemble, classé Monument Historique depuis 1914, mérite un regard attentif, tout comme le maître autel et son retable richement orné de colonnes, de guirlandes, de médaillons, de consoles, de statuettes, d’angelots … et dont le dais est supporté par des statues représentant la Foi et l’Espérance. On remarquera aussi de belles sablières et de remarquables poutres engoulées, remises en valeur en 1999 par des travaux de rénovation.
Sous le porche latéral repose un groupe polychrome du Christ et des douze apôtres, œuvre du sculpteur Roland DORE.

 
L’ossuaire

Egalement classé Monument Historique en 1914, l’ossuaire (chapelle funéraire) a été édifié en 1737. La charpente et la toiture ont été entièrement rénovées en 1995. 

 

La Chapelle du Christ

La chapelle a été édifiée en 1747. Du mobilier intérieur d'origine subsistent deux éléments remarquables : tout d'abord, un Christ en croix du XVème siècle, qui, pour des raisons de sécurité, est aujourd'hui placé dans l'église, ainsi qu'un tronc d'offrandes qui daterait de l'origine de la chapelle. Menaçant ruine en 1929, elle fut détruite et reconstruite à neuf. Elle a été restaurée en 1990.

Sur la route du lin …

Le temps est déjà loin où toute la campagne du Haut Léon, surtout “ la montagne ” résonnait du bruit des métiers à tisser les toiles de lin, les fameuses “ Crées du Léon ”, mondialement connues aux 16ème, 17ème, et 18ème siècles.
Seules les pierres nous parlent encore de ces anciens temps qui furent pour nos ancêtres une période de grande prospérité :
Pierres en ruine des anciennes buanderies, pierres de taille des maisons de “ fabricants ” toiliers, pierres prestigieuses des calvaires, ossuaires et églises des enclos paroissiaux.
Fiers de leur savoir et de leur réussite, les paysans tisserands, nombreux dans une région riche en cours d’eau et en sources, bâtissent des maisons qui étonnent par leur qualité, par une certaine magnificence et les noms gravés. A voir, entre autres dans les villages de Kervern, le Barric, et Trévalan.
Chaque village de la zone toilière avait sa buanderie (Kann di), dans laquelle se blanchissaient les fils de lin. Actuellement en ruine pour la plupart, ces anciennes constructions font l’objet de travaux de remise en état (sites de Traon-Kéromnès et de Kerioual).

 
Au fil du Queffleuth …

sur les traces des pilhaouers et des papetiers

Au siècle dernier, une autre industrie a fait la prospérité de Pleyber-Christ : le papier. Alimentés en chiffons par les pilhaouers des Monts d’Arrée, les nombreux moulins de la vallée du Queffleuth bénéficiaient d’une qualité et d’un fort débit des eaux.
Aujourd’hui, la vallée s’est endormie et c’est à travers bois, sur de magnifiques parcours paysagers ( circuit des moulins ) que l’on peut trouver les traces de ce passé.

Pour découvrir l’histoire locale, rendez-vous sur le site de l’écho du Pors-Ruz